Faute de mieux (pour l'instant !), un article de Ouest France sur Jacqueline et Claude RAGOT, des Gourmandises de la Ferme :
Au 10e Salon gourmand, "une satisfaction générale" - Mayenne
lundi 05 mars 2012
À Saint-Mars-du-désert, la ferme de la famille Ragod élève des vaches
laitières. Mais Jacqueline en tire un produit atypique. Elle conçoit
des produits glacés.
Reportage
« Délice aux deux chocolats. Délice du verger. » Jacqueline Ragot énumère le nom de ses bûches de noël. Certifiées maison. Les noms sont alléchants. La recette alléchée. Mon premier se compose de deux crèmes glacées. Une au chocolat blanc et aux noisettes, l'autre au chocolat noir 100 % cacao. Mon second n'est autre qu'une crème glacée vanille, enrobant des pommes pochées caramélisées moelleuses, le tout nappé d'un coulis caramel au beurre. « C'est un régal », s'extasie Claude Ragot, son mari. Il participe pour la première fois au Salon Gourmand. Avec son fils Aurélien, ils élèvent à Saint-Mars-du-Désert 90 vaches laitières. En frontières de Mayenne et de Sarthe.
Plus que des frontaliers, la famille Ragot est pionnière. Jacqueline tire de cet élevage labellisé biologique un produit peu commun en nos contrées du nord. Elle fabrique des glaces et autres gâteaux glacés. « Les glaces se composent de deux catégories. La crème glacée et les sorbets. »
Parfait pour digérer !
Il y a 4 ans, alors qu'ils opéraient la conversion en bio de leur exploitation, ils se sont lancés dans cette aventure à haut risque. « Fabriquer de la glace a nécessité un très gros investissement, de l'ordre de 65 000 ? », précise Claude Ragot. Un investissement difficile à amortir. Pourtant, « Nous vendons très bien notre glace », reconnaît le couple. Des glaces (en format individuel ou non) aux gâteaux glacés, en passant par les bûches de noël et les sorbets, Jacqueline Ragot a élargi le champ des possibles.
« Nos produits glacés ne sont pas labellisés bio mais ils sont faits avec du lait biologique, des produits naturels d'exploitants du coin. Notamment les fruits », confie-t-elle. Et au goût, les saveurs s'expriment en apothéose. Les fruits se détachent en bouche. Les sorbets sont fondants sans être liquides. Les produits, crémeux.
Cette production n'est pas simple. « Il faut ramer », précisent les glaciers. « Mais c'est aussi une glace de « luxe » (Elle le dit entre guillemet), donc un peu plus cher », reconnaît Jacqueline. En revanche, « nous ne les faisons qu'avec des vrais produits, des vrais fruits et non pas des additifs. » Argument imparable. « Nous ne gagnons pas forcément grand-chose avec cette activité, mais c'est un plaisir de partager des glaces avec des consommateurs », admet-elle par la suite.
L'un des problèmes pointé par le couple est la consommation de la glace. « Elle est très saisonnière en France, et seulement quand il fait chaud l'été, relève Jacqueline Ragot avant que son mari n'ajoute : Pourtant, nous mangeons bien de la glace en hiver avec la bûche de Noël. » Décision a alors été prise d'élargir la gamme de produits. Ils font à présent des gâteaux glacés, « idéals pour les fêtes de famille, les anniversaires », insiste Jacqueline. « À la fin d'un bon repas, ça aide à digérer et ça rafraîchit », glisse Claude avec humour. Toutes les occasions sont bonnes. Côté recette, c'est un travail très minutieux. Une véritable alchimie, pour laquelle un spécialiste de la glace intervient. Mais pour les détails, c'est un secret bien glacé...
Les gourmandises de la Ferme. Jacqueline et Claude Ragot, Saint-Mars-du-Désert.
Thibault QUARTIER.
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